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Nos animaux nous ressemblent-ils jusque dans leur santé ?

Coach en communication intuitive Cannes

Quand la santé de nos compagnons nous invite à regarder le vivant autrement



Lorsque notre chien développe de l'arthrose, que notre chat souffre d'insuffisance rénale ou qu'un cancer touche un compagnon pourtant aimé et bien soigné, une question revient souvent.

Pourquoi ?

Cherchons-nous uniquement une cause biologique ?
Ou pouvons-nous Ă©galement nous interroger sur tout ce qui compose la vie de cet animal : son environnement, son alimentation, son mode de vie, ses interactions
 et peut-ĂȘtre mĂȘme la qualitĂ© de la relation qu'il entretient avec nous ?

Cette réflexion ne vise ni à culpabiliser les gardiens d'animaux, ni à opposer science et intuition.
Elle invite simplement à regarder la santé avec une vision plus globale.

Car nous savons aujourd'hui qu'un organisme vivant est influencé par bien plus que ses seuls gÚnes.

Les animaux sauvages sont-ils vraiment moins malades ?



Il est fréquent d'entendre dire que les animaux sauvages ne développent ni cancer, ni maladies rénales, ni diabÚte.
En réalité, ce n'est pas exact.
Les vétérinaires et biologistes observent bien des cancers, des maladies cardiaques, des infections, des troubles métaboliques ou encore des maladies rénales chez les animaux sauvages.

Alors pourquoi avons-nous cette impression ?
Plusieurs raisons l'expliquent :
Les animaux sauvages vivent rarement suffisamment longtemps pour développer certaines maladies chroniques liées au vieillissement.
Lorsqu'un individu est affaibli, il devient rapidement une proie, peine davantage Ă  trouver sa nourriture ou succombe Ă  une infection.
La sélection naturelle agit beaucoup plus rapidement que chez nos animaux domestiques.

À l'inverse, nos chiens et nos chats bĂ©nĂ©ficient de soins vĂ©tĂ©rinaires, d'une alimentation rĂ©guliĂšre et vivent souvent plusieurs annĂ©es de plus que leurs cousins sauvages.
Ils ont donc davantage de chances de développer des maladies chroniques liées à l'ùge.

La domestication a profondément changé leur mode de vie

Depuis plusieurs milliers d'années, nous avons façonné les animaux domestiques.
Nous avons sélectionné des races selon des critÚres physiques ou comportementaux.

Certaines de ces sélections ont malheureusement favorisé l'apparition de prédispositions génétiques.
Les exemples sont nombreux :
  •  dysplasie chez certaines races de chiens ; 
  •  cardiomyopathies ; 
  •  maladies rĂ©nales hĂ©rĂ©ditaires ; 
  •  problĂšmes respiratoires chez les races brachycĂ©phales ; 
  •  certaines formes de cancers plus frĂ©quentes selon les races. 


À cela s'ajoutent des facteurs liĂ©s Ă  notre mode de vie moderne.
Nos animaux partagent désormais notre environnement.
Et cela change beaucoup de choses.

Ils vivent dans le mĂȘme environnement que nous :

Air intérieur.
Produits ménagers.
Pesticides.
Perturbateurs endocriniens.
Pollution sonore.
Stress.
Rythmes de vie.
Nos animaux respirent le mĂȘme air.
Boivent souvent la mĂȘme eau.
Marchent sur les mĂȘmes sols.
Partagent nos maisons.

Ils sont donc exposés, eux aussi, à un environnement parfois éloigné de celui pour lequel leur organisme s'est construit au fil de l'évolution.
La médecine vétérinaire s'intéresse de plus en plus à ces facteurs environnementaux.
Ils ne sont pas responsables de toutes les maladies.
Mais ils constituent une piĂšce importante du puzzle.

L'alimentation, le mouvement et le sommeil

Comme chez l'humain, trois piliers influencent profondément la santé animale.

Une alimentation adaptée

Toutes les alimentations industrielles ne se valent pas.
Certaines répondent parfaitement aux besoins physiologiques des animaux.
D'autres sont beaucoup plus transformées.
L'objectif n'est pas d'opposer croquettes, ration ménagÚre ou alimentation crue.
Mais de rappeler qu'une alimentation équilibrée et adaptée à chaque individu participe au maintien d'une bonne santé.

Le mouvement

Dans la nature, un animal se déplace plusieurs kilomÚtres par jour.
Nos animaux domestiques dépendent largement de notre disponibilité.
Le manque d'activité physique favorise :
  •  le surpoids ; 
  •  certaines douleurs articulaires ; 
  •  le diabĂšte ; 
  •  des troubles comportementaux. 
Bouger nourrit autant le corps que l'équilibre émotionnel.

Le sommeil

Le sommeil reste encore sous-estimé.
Pourtant, il joue un rÎle majeur dans la récupération physique, immunitaire et émotionnelle.
Un environnement constamment bruyant ou stressant peut perturber la qualité du repos de certains animaux sensibles.

Le stress chronique : un facteur souvent oublié

Le stress est indispensable.
Il permet de s'adapter Ă  une situation inhabituelle.
Mais lorsqu'il devient permanent, ses effets peuvent ĂȘtre dĂ©lĂ©tĂšres.

Chez les animaux comme chez les humains, un stress chronique influence notamment :
  •  le systĂšme immunitaire ; 
  •  les processus inflammatoires ; 
  •  la digestion ; 
  •  certaines maladies de peau ; 
  •  le comportement. 
Les recherches sur l'axe intestin-cerveau montrent d'ailleurs que le microbiote participe lui aussi à cet équilibre.
Un organisme stressĂ© ne rĂ©agit pas de la mĂȘme maniĂšre qu'un organisme apaisĂ©.

Ce que nous apprend l'épigénétique

L'épigénétique est une discipline fascinante.
Elle Ă©tudie la maniĂšre dont notre environnement peut influencer l'expression de nos gĂšnes, sans modifier l'ADN lui-mĂȘme.
Autrement dit :
Nous héritons de certains gÚnes.
Mais leur expression dépend aussi de nombreux facteurs :
  •  alimentation ; 
  •  activitĂ© physique ; 
  •  stress ; 
  •  pollution ; 
  •  qualitĂ© du sommeil ; 
  •  environnement global. 


Cette vision transforme profondément notre compréhension de la santé.
Elle nous rappelle qu'un ĂȘtre vivant n'est jamais uniquement la somme de ses gĂšnes.
Il est aussi le reflet de son environnement.

Et cela vaut également pour nos animaux.

Les émotions circulent-elles au sein du foyer ?

Les scientifiques savent aujourd'hui que les émotions sont contagieuses.
Chez les humains, ce phénomÚne est largement documenté.
Chez les chiens, plusieurs Ă©tudes montrent qu'ils synchronisent leur niveau de cortisol — l'hormone du stress — avec celui de leur gardien.
Autrement dit :
Lorsque nous vivons un stress chronique, notre compagnon peut lui aussi en ressentir les effets.

Cela ne signifie pas que nous "transmettons" une maladie.
Mais cela montre combien la relation influence le bien-ĂȘtre.
Nos animaux sont extraordinairement sensibles à notre état émotionnel.
Ils observent nos postures, nos rythmes, notre respiration, notre voix.
Ils vivent avec nous.
Ils vivent aussi, en partie, ce que nous traversons.

Ce que j'observe dans ma pratique de communication intuitive

Au fil des accompagnements que je réalise auprÚs des animaux et de leurs humains, une observation revient réguliÚrement.
Certains animaux semblent attirer l'attention sur des déséquilibres présents dans leur environnement familial.
Il peut s'agir d'un stress important.
D'un conflit.
D'une fatigue chronique.
Ou simplement d'un besoin de ralentir.

Je ne considĂšre pas ces observations comme des preuves scientifiques.
Je les accueille comme des informations issues de ma pratique.
Elles n'ont jamais pour objectif de désigner un responsable.
Encore moins de faire porter une culpabilité.
Au contraire.
Elles invitent souvent chacun Ă  prendre davantage soin de lui-mĂȘme.
Et trÚs souvent, lorsque le climat familial s'apaise, l'animal semble lui aussi retrouver davantage de sérénité.

Une approche globale de la santé

Aujourd'hui, de plus en plus de vétérinaires travaillent avec une approche intégrative.
La médecine conventionnelle reste indispensable.
Elle sauve des vies.
Elle soigne.
Elle diagnostique.
Mais elle peut aussi ĂȘtre complĂ©tĂ©e, lorsque cela est pertinent, par d'autres approches centrĂ©es sur le bien-ĂȘtre, l'environnement, la prĂ©vention ou la relation.
L'objectif n'est pas de choisir entre les deux.
L'objectif est de regarder l'animal dans sa globalité.
Car un ĂȘtre vivant ne se rĂ©sume jamais Ă  un organe malade.

Ce que nos animaux nous enseignent

Nos animaux nous rappellent chaque jour quelque chose d'essentiel.
La santé n'est pas seulement l'absence de maladie.
C'est un équilibre.
Un équilibre entre le corps, les émotions, le rythme de vie, les relations et l'environnement.
Ils nous invitent Ă  ralentir.
À observer davantage.
À prendre soin de ce qui nourrit rĂ©ellement la vie.
Et peut-ĂȘtre, finalement, Ă  prendre aussi un peu plus soin de nous-mĂȘmes.

En conclusion

La santé de nos animaux ne dépend pas uniquement de leur génétique.
Elle est influencée par leur ùge, leur mode de vie, leur environnement, leurs interactions et les soins que nous leur apportons.
Comprendre cette complexité ne signifie pas chercher un responsable.
Cela signifie ouvrir notre regard.
Car prendre soin d'un animal, c'est aussi prendre soin de l'écosystÚme dans lequel il évolue.

Et lorsque nous réapprenons à écouter le vivant dans toutes ses dimensions, nous découvrons souvent que chacun a quelque chose à nous apprendre.


🌿 Pour aller plus loin


Ce que dit la science

*Une étude publiée dans Scientific Reports a montré que le niveau de stress chronique des chiens est fortement corrélé à celui de leur gardien : Sundman A.S. et al. (2019)
Long-term stress levels are synchronized in dogs and their owners
Scientific Reports (Nature)

*
Les interactions bienveillantes entre un chien et son humain influencent des hormones impliquées dans l'attachement et le stress : Petersson M. et al. (2017)
Oxytocin and Cortisol Levels in Dog Owners and Their Dogs Are Associated with Behavioral Patterns

* Comme chez l'humain, les expériences précoces peuvent influencer l'expression de certains gÚnes chez le chien, sans modifier son ADN : Developmental Psychobiology (2024)
A dog's life: Early life histories influence methylation...

*Le concept One Health (Une seule santé) est aujourd'hui promu notamment par l'OMS, la FAO, l'Organisation mondiale de la santé animale (WOAH) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement. 
Il considÚre que la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystÚmes sont étroitement liées.
Des travaux récents sur les microbiomes des animaux de compagnie et de leurs propriétaires montrent d'ailleurs que nous partageons une partie de nos communautés microbiennes en vivant ensemble.

La science nous montre que nous partageons bien plus que notre maison avec nos animaux : un environnement, des microorganismes, des hormones, parfois mĂȘme notre niveau de stress.

Mon expĂ©rience de communicatrice intuitive m'invite Ă  explorer une dimension supplĂ©mentaire : celle de la relation. Non pour chercher un responsable, mais pour ouvrir un espace de comprĂ©hension. Car Ă©couter le vivant, c'est accepter que tout ne soit pas encore expliqué  sans cesser de s'Ă©merveiller de ce que nous dĂ©couvrons dĂ©jĂ . 

Si vous souhaitez mieux comprendre ce que vit votre animal, ses besoins ou les changements qu'il traverse, je vous accompagne à travers des séances de communication intuitive et d'harmonisation énergétique, toujours dans le respect du suivi vétérinaire lorsqu'il est nécessaire.
Parce qu'écouter le vivant, c'est parfois ouvrir une nouvelle voie de compréhension.
Nos animaux nous ressemblent-ils jusque dans leur santé ? | Elisabeth Gros